| France - Grève Générale Mai 2008 |
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| Monday, 26 May 2008 19:38 | ||||
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Au mois de mai, il y a quarante ans, une révolte spontanée de millions de travailleurs et d’étudiants en France a engendré une grève générale qui a paralysé le pays pendant trois mois, provoquant la chute du gouvernement. Elle a électrisé le monde entier. L’anniversaire de cette lutte mérite notre attention car nous pouvons encore apprendre beaucoup de « mai 68 ».
L’agitation politique commença par une manifestation estudiantine, semblable à celles qui se produisaient quotidiennement pendant cette période partout en Europe et aux E-U, bien qu’un sentiment de colère généralisé dans la classe ouvrière, caractérisé par une grève de 62 jours par les cols blancs de la métallurgie à Saint-Nazaire en 1967, fournît l’amadou pour l’étincelle qui allait venir. La grève à Saint-Nazaire toucha l’ensemble des métallos et fut soutenu par tous les travailleurs de la ville, et surtout par des manifestations de 3.000 puis de 4.000 femmes. Le 22 mars 1968, environ 150 étudiants et d’autres envahirent le bâtiment administratif de la fac de Nanterre dans la banlieue parisienne pour demander une réforme du budget universitaire. L’administration appela les flics et les étudiants quittèrent le bâtiment. Les manifestations continuèrent, le 2 mai l’administration ferma la fac. Quatre jours plus tard, 20.000 étudiants et enseignants marchèrent sur la Sorbonne, la fac principale à Paris. La police attaqua, lançant des grenades lacrymogènes, tabassant et arrêtant des centaines de manifestants. Le 10 mai, une autre manifestation énorme aboutit à une bataille rangée qui continua longtemps dans la nuit. De nouveau, les flics sont devenus fou furieux. Des agents provocateurs lancèrent des cocktails Molotov, fournissant une excuse qui arrangea bien la police pour pratiquer d’autres passages à tabac et arrestations. Ensuite, la sympathie pour les manifestants estudiantins et la révulsion contre la brutalité des policiers se répandirent dans la classe ouvrière. Le Parti « communiste » français — devenu depuis longtemps la marionnette de la classe dirigeante — et d’autres soi-disant organisations de gauche tentèrent d’instrumentaliser le mouvement croissant en appelant à une grève de 24 heures le 13 mai. Plus d’un million de personnes manifestèrent à Paris ce jour-là. Le gouvernement fit d’insignifiantes concessions, mais la vague de protestation augmenta. Plus important, la vague toucha l’ensemble de la classe ouvrière. Le 13 mai, les travailleurs de l’usine Sud Aviation à Nantes, dans l’ouest de la France, occupèrent l’usine. Une grève des travailleurs dans une usine équipementière de Renault près de Rouen dans le nord se répandit aux usines d’assemblage de Renault dans la vallée de la Seine et à Boulogne-Billancourt, une banlieue parisienne. Le 16 mai, les ouvriers avaient occupé 50 usines, le 17 mai, le nombre de grévistes avait atteint 200.000. Le lendemain, deux millions étaient en grève ; la semaine suivante, c’était 10.000.000 de travailleurs, environ les deux tiers de la population active, qui étaient en grève. Il est important de noter que ces grèves ne furent pas menées par les organisations syndicales, qui ont fait tout ce qu’elles pouvaient pour contenir et inverser le mouvement. La terreur policière ayant échoué, les « leaders » des travailleurs, dont le Parti « communiste », ont tenté d’amadouer les travailleurs, mais ceux-ci ont refusé une augmentation de salaire importante et ont maintenu la grève. Le 30 mai, presque un demi million de travailleurs et d’étudiants ont défilé à Paris, scandant « Adieu, de Gaulle » pour exprimer leur haine du président de la République et de son gouvernement. De Gaulle était déjà parti en secret par avion pour l’Allemagne pour s’assurer du soutien de l’infâme général Jacques Massu, connu pour avoir cautionner l’utilisation de la torture pendant la guerre coloniale en Algérie. De Gaulle avait nommé Massu commandant des forces militaires françaises en Allemagne, et Massu s’apprêtait à envoyer en France des régiments français pour réprimer la révolte. Cependant la classe dirigeante française n’avait pas besoin de l’armée. La révolte s’est dissipée rapidement du fait de ses propres défauts internes. Crucial parmi ceux-ci était le manque de direction par un parti communiste révolutionnaire ayant une large assise dans la classe ouvrière. Seul un tel parti aurait pu donner une direction tactique et stratégique aux aspirations d’un changement fondamental de société, aspirations exprimées par la colère des ouvriers et des étudiants. Seul un tel parti aurait pu poser la question de la destruction du pouvoir d’état capitaliste et de la substitution de la dictature de la classe ouvrière. Cela est la leçon la plus importante pour nous aujourd’hui, mais elle n’est pas la seule. La révolte a eu lieu à une époque où l’idée du rôle de la classe ouvrière dans la société et dans le processus révolutionnaire fut attaquée par un essaim de soi-disant « théoriciens » de gauche, menée par un professeur appelé Herbert Marcuse. Les millions qui ont fait grève dans les usines françaises ont démasqué la superficialité de ce point de vue et ont démontré d’une manière dramatique que seule la classe ouvrière, qui construit tout et qui produit tout, a le potentiel pour révolutionner la société et pour apporter un changement significatif. Ce principe est tout aussi valide aujourd’hui. Les événements de mai 68 ont aussi démontré clairement le rôle clé secondaire joué par les étudiants et les intellectuels dans le processus révolutionnaire. Ce n’est pas par hasard que la lutte a commencé sur un campus universitaire avant de s’élargir aux usines. Malgré plusieurs tentatives avortées, les étudiants français en grève n’ont pas réussi à établir une alliance significative avec les millions de grévistes de la classe ouvrière, mais cet échec n’invalide nullement la nécessité stratégique d’une alliance entre les étudiants et les ouvriers. Plus que tout autre chose, elle souligne l’absence d’une direction communiste. Une troisième leçon clé, c’est la banqueroute absolue du réformisme. Les travailleurs qui ont rejeté la corruption d’une augmentation de salaire étaient sur la bonne voie mais sans un parti communiste pour les diriger, ils étaient obligés de se battre les yeux bandés, les bras liés. Après la fin de la grève, de Gaulle quitta la présidence, remplacé par son séide Georges Pompidou. S’ensuivirent beaucoup de réformes. Quarante ans plus tard, la France reste sous dictature capitaliste. Le chômage parmi les travailleurs jeunes oscille autour de 20 à 25 %, il est beaucoup plus important parmi les travailleurs immigrés. Le racisme, en particulier contre les travailleurs noirs d’origine africaine et parmi les travailleurs d’origine arabe, est répandu dans le pays de la « liberté, égalité, fraternité ». Les dirigeants de la France continuent de s’offrir comme associés secondaires dans la mêlée ensanglantée où les patrons des E-U s’affrontent à d’autres patrons afin de s’assurer le contrôle du pétrole du golfe persique. Ainsi, le capitalisme français aide à préparer la prochaine guerre mondiale. Les cyniques favorables au capitalisme disent que mai 68 justifie le mensonge, c’est à dire que la lutte de classe aboutit invariablement à la déception. Le PLP n’est pas d’accord. Les luttes des travailleurs et des étudiants en France d’il y a deux générations appartiennent à l’histoire vivante de notre classe, si nous assimilons les leçons et les interprétons correctement. Pendant les quarante dernières années, le capitalisme n’a résolu aucun des problèmes qui provoquèrent cette révolte. Ces problèmes se sont plutôt aggravés. D’autres révoltes ne sont, par conséquent, qu’une question de temps. En fait, on se demande comment les travailleurs vont réagir à ce quarantième anniversaire, et si la vague actuelle de manifestations de lycéens et d’occupation d’écoles pourrait déclencher une nouvelle vague de grèves. Partout, le travail du PLP reste le même : répandre nos idées révolutionnaires et construire notre organisation révolutionnaire dans toutes les situations, afin que, lorsqu’une lutte de cet ordre de grandeur éclatera de nouveau, le but de celle-ci sera la dictature de la classe ouvrière et son aboutissement sera une augmentation massive du nombre de travailleurs et étudiants visant le communisme.
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| Last Updated ( Wednesday, 11 June 2008 16:15 ) | ||||

Progressive Labor Party (PLP) fights to smash capitalism -- wage slavery. While the bosses and their mouthpieces claim "communism is dead:" capitalism is the real failure for billions all over the world. Capitalism returned to the Soviet Union and China because socialism failed to wipe out many aspects of the profit system, like wages and division of labor.
Capitalism inevitably leads to wars. PLP organizes workers, students and soldiers to turn these wars into a revolution for communism -- the dictatorship of the proletariat. This fight requires a mass Red Army led by the communist PLP.
Communism means working collectively to build a society where sharing is based on need. We will abolish work for wages, money and profits. Everyone will share in society's benefits and burdens.
Communism means abolishing racism and the concept of race.
Communism means abolishing the special oppression of women workers.
Communism means abolishing nations and nationalism. One International working class, one world, one Party.
Communism means the Party leads every aspect of society. For this to work, millions of workers -- eventually everyone -- must become communist organizers. Join Us!